[Quand les artistes font les affiches] Tongdee Panumas

Après les œuvres de l'artiste japonais Tsuneo Sanda, voici celle d'un artiste thailanda...


Après les œuvres de l'artiste japonais Tsuneo Sanda, voici celle d'un artiste thailandais "Tongdee Panumas". Dans la petite sélection que j'ai faites, on trouve les affiches des films comme celle de  "Apocalypse Now", "Terminator", "Superman", "The Killer" ou encore "New York 1997". Des compositions colorées, un cadre parfois surchargé, mais elles ont le méritent de raconter une histoire et de vendre un film. Tout le contraire d'une majorité des affiches contemporaines.














X-Men: Apocalypse

Depuis les origines de la civilisation, Apocalypse, le tout premier mutant, a absorbé de nombre...


Depuis les origines de la civilisation, Apocalypse, le tout premier mutant, a absorbé de nombreux pouvoirs, devenant à la fois immortel et invincible, adoré comme un dieu. Se réveillant après un sommeil de plusieurs milliers d'années et désillusionné par le monde qu'il découvre, il réunit de puissants mutants dont Magneto pour nettoyer l'humanité et régner sur un nouvel ordre. Raven et Professeur X vont joindre leurs forces pour affronter leur plus dangereux ennemi et sauver l'humanité d'une destruction totale.
X-Men: Apocalypse – 18 Mai 2016 – Réalisé par Bryan Singer

Cette année tout le monde a abattu ses cartes pour avoir son adaptation de comic book. Mais dans le lot, il n'y en a aucune qui fasse l'unanimité et cela sans compter la sortie future de « Docteur Strange ». Le sympathique Deadpool est faussement irrévérencieux, l'affrontement Batman vs Superman est un pétard mouillé, la « Civil War » de Captain America n'a pas eu lieu et « Suicide Squad » est une opération marketing réussie à défaut d’être un film convenable. Et au milieu de ça, on en trouve un qui n'a pas fait autant de bruit, je parle de « X-Men Apocalypse » réalisé par Bryan Singer. Dernier volet d'une trilogie lancée en 2011.

Grâce à Logan, les mutants ont évité le futur apocalyptique qui leur était promis. Le programme mené par Trask n'est plus à l'ordre du jour et les mutants ont acquis une sorte de respectabilité. Malgré ça Mystique continue de vivre une vie à l'écart de tout, en aidant comme elle peut des mutants en détresse. Magneto quant à lui se trouve en Pologne sur la terre de ses ancêtres ou il a put fonder une famille et s'adapter à la vie d'un simple humain et Xavier continue d'enseigner dans l'école qu'il dirige, accueillant toujours plus de nouveaux pensionnaires. Mais une menace venant du fin fond de l'Egypte va chambouler cette équilibre précaire. En Sabah Nur aka « Apocalypse » se réveille après un long sommeil et il découvre un monde qui n'est pas le sien, ou on l'a oublié, ou les mutants se cachent et ou les humains sont rois ! Une hérésie qu'il va s'empresser de remédier, en s'emparant du pouvoir. Mais avant il va recruter quatre nouveaux cavaliers …

Bien loin d’être la catastrophe annoncée, « X-Men: Apocalypse » est clairement le CBM que j'ai le plus apprécié cette année. Un troisième film ambitieux au frontière de la tragédie qui transmet le flambeau à une nouvelle génération prometteuse, continuant à propager ce message de tolérance commun à chaque opus de la franchise. Toutefois et je le reconnais volontiers, cet « Apocalypse » n'arrive pas a se mettre à la hauteur des deux précédents et Bryan Singer avec toute l’honnêteté qui le caractérise semble avoir eu les yeux plus gros que le ventre. Une ambition démesurée qui a bien failli tourner à l'Apocalypse.

Sur bien des points le scénario écrit par Simon Kinberg est bon, alors que sur d'autre il est carrément maladroit, voir répétitif ! En substance le film ne raconte pas beaucoup plus que le précédent, les mutants sont toujours considérés comme des êtres à part et ils doivent continuellement lutter pour leur survie. Si ici la menace est un mutant, la problématique est la même que précédemment, prouver qu'ils ne sont pas une menace pour l'humanité. Et pour un film qui se veut être le point d'orgue de la trilogie, c'est un brin décevant.

Ensuite deux autres choses m'ont déçu, la gestion du cas Apocalypse et le trop grand nombre de personnages. Plus prophète que réel antagoniste, le mutant « Apocalypse » manque d'une caractérisation claire et précise pour que l'on cerne au mieux les différentes motivations qui animent ces actes. De plus le scénario laisse au second plan les « 4 cavaliers »! Ce sont 4 mutants (Mort, famine, pestilence et guerre) qui sont directement inspirés des cavaliers de l'apocalypse que l'on trouve dans le nouveau testament (Livre de l'Apocalypse). Ils sont les signes annonciateurs de la fin des temps. Une chose que l'on ne retrouve pas et qui pourtant ferait sens ! D'un point de vue dramaturgie l'intrigue en aurait été renforcé et la menace se serait fait plus crédible.

Quant au grand nombre de personnages, c'est un vrai problème qui pose de gros soucis de crédibilité notamment dans les différents rapports de force que pose le film. Les Cavaliers sont quatre mutants qui en ont vu et qui maîtrisent leurs pouvoirs, tout le contraire des mutants qui accompagnent Xavier qui sont des « rookies » à peine en age de maîtriser correctement leurs pouvoirs. Pourquoi ? Parce que la plupart des nouveaux personnages ne sont pas du tout développer et qu'il faudrait à mon sens, plus d'un film pour avoir quelque chose d'homogène et de crédible.

Tout ces éléments pèsent sur le récit et de facto sur le rythme du film, tantôt rapide tantôt trop lent, le film de Bryan Singer se cherche continuellement ! Toutefois il n'oublie pas d’être un film distrayant, ou l'on ne s'ennuie pas et ou l'émotion est présente, une chose qui se fait rare dans les CBM. L'introduction est à la fois spectaculaire et efficace, notamment la partie en Egypte ! Une scène d'action bien pensé et ambitieuse qui donne le ton de l'ensemble du film, rien ne sera épargné aux mutants !

A partir là l'histoire va se développer, longuement et maladroitement, ou ceux que l'on a l'habitude de suivre se retrouve au pied du mur. Et ils auront besoin d'une relève, que l'on peut apprécier avec ces nombreux nouveaux personnages comme Cyclope, Jean Grey, Diablo ou encore la nouvelle apparition survitaminée de Peter Maximoff qui a droit à la meilleure scène du film ! Les effets visuels rendent justice à la puissance que dégage chaque mutant et sont de bonnes qualités même si parfois au niveau du rendu cela semble brouillon. La musique signée John Ottman est vraiment sympathique à l'oreille. Par contre, gros bémol, le design « Power Rangeresque » et le maquillage de Apocalypse finisse d'achever toute la tentative de rendre crédible ce personnage ! Quant aux acteurs, on ne peut pas dire qu'il soit à la fête, ceux que l'on connaissaient précédemment sont bons, mais ceux qui viennent d'arrivés manquent de personnalités et de coffre pour tenir la comparaison, en résulte des interprétations assez fades.

Quant au final, si on le voit venir, il fourmille cependant de bonnes idées ! La confrontation mentale Apocalypse/Xavier rythme les débats et symbolise de par cet affrontement l'idée dominante du film, la transmission entre les générations. Nouvelle et ancienne génération se côtoie pendant les deux heures trente que dure le film ou l'une va encourager l'autre à s'émanciper, à avoir confiance en elle, à prendre son destin en main et à continuer le combat qui est le leur! Les deux « vieux » que sont Erik et Charles, deux exemples différents pour leur communauté peuvent ainsi voir l'avenir d'une façon plus sereine, délivré du poids de leader qu'ils ont trop longtemps joué. Et à cheval sur les deux, le personnage de Mystique qui prend son rôle de symbole à cœur en devenant le fer de lance de la nouvelle équipe des X-Men. Enfin si le film raconte la même histoire que précédemment, j'admire la façon dont Singer parle de notre temps, en pointant que les luttes pour les inégalités menées avant ne sont que l'une des innombrables étapes menant à l'égalité et que si cela a évolué dans le bon sens, tout reste à faire ! 

Le CBM que je préfère cette année, imparfait comme tant d'autre mais avec un supplément de cœur et d'émotion que l'on ne retrouve pas ailleurs !



Peter et Elliot le dragon

Peter et Elliot le dragon réalisé par David Lowery Je ne me souviens absolument pas d'avoir u...


Peter et Elliot le dragon réalisé par David Lowery

Je ne me souviens absolument pas d'avoir un jour vu le premier Peter et Eliott, mais cependant il est là. Je connais son nom, je me souviens du personnage illustré à califourchon sur son dragon. C'est par hasard, au détour d'une séance ciné que je me suis retrouvée face à une bande annonce regroupant Peter, son dragon et Robert Redford, ça m'a tout de suite paru être un combo de rêve. Et à l'occasion d'un jeu avec mon amoureux (chacun amène l'autre à une séance ciné sans lui dire quel film on va voir) Je l'ai embarqué sur un dragon.

L'histoire a un petit air de déjà vue. C'est l'histoire d'un enfant perdu, seul dans la foret, suite a un accident de voiture dans lequel ses parents sont morts. Un enfant qui va être élevé par un animal sauvage. Lui ce ne sera pas un loup ou un ours , trop banal, ce sera un dragon, ce sera Elliot. Six ans après, alors que le petit garçon a une dizaine d'années, il est retrouvé lors d'une scène d'une mignonitude sans nom dont je ne vous dévoilerai rien.


Cette histoire, c'est un conte, un conte contemporain, avec les figures imposées qui vont avec. D'abord celui du héros, un petit garçon « le plus courageux que l'on est connu », petit bonhomme dont la foret est le royaume, il y règne, la traverse d'un bout à l'autre. Il n'a peur de rien sûrement car dans son ombre se trouve Elliot. Son fidèle compagnon vert. Qui si au début du film est son protecteur, deviendra par la suite sa mission, sa quette. Car a dix ans on ne sauve pas la veuve et l’orphelin. Mais on sauve son ami, menacé, qui se retrouve seul, sans maison, sans être qui lui ressemblent. Et dans ce film notre petit héro n’aura peur de rien. Arrêtons nous cinq minutes sur Elliot. dragon peluche aux longs poils verts qui ondulent dans le vent, et changent de couleurs lors de violentes émotions. C'est une vraie prouesse des studio WETA, il s’intègre parfaitement dans les magnifiques paysages du film. Il est entre l'animal de compagnie, et l'animal sauvage. Les expressions de son museaux sont super touchantes voire bouleversantes . Et c'est aussi ça qui fonctionne, dans le duo très hypnotique qu'il forme avec le petit Elliot, interprétait par le parfait et si mignon Oakes Fegey.

Alors il y aura des ennemis, des compagnons comme dans toute bonnes histoire, une princesse badass, la jolie Natalie qui prend les trais de oona Laurence. Elle incarne à la perfection le trait d'union entre le Peter et le reste du monde. On retrouvera aussi, un narrateur, un sage qui nous aidera à avoir une autre perception du film. Ici c'est Robert Redford, l'homme qui a la connaissance, de par son age, de par ce qu'il a vécu. Il arrive parfaitement a contextualiser l'histoire.

Car son personnage est un sculpteur sur bois. Il utilise les reste de bois pour le transformer en art et partager des histoires de dragons qu'il raconte également aux enfants qui l'entourent. Il essaie de faire passer un message. Regardez plus loin que le bout de votre nez; sortez des chemins battus et croyez à vos rêves. Un film qui porte cette philosophie comme un étendard ne peut pas avoir qu'une simple lecture et si c'est cette jolie histoire d'un prince et d'un dragon qui nous est raconté ce n'est pas que ça. C'est aussi une ode écologique. Le dragon n'apparaît qu'au moment ou les arbres sont coupés, et que la foret dépérit ne semble pas être une coïncidence. Les plus enclins à couper les arbres sont aussi les plus prompts à chasser le dragon. Rajouter à cela le design d'Elliot qui le rend très organique. Ses poils qui bougent dans le vent ressemblent violemment à de l'herbe, son aptitude à devenir invisible semble lui permettre de ne faire qu'un avec cette nature qui l'entoure, rajouter à cela son habileté dans les bois et sa maladresse dans un contexte urbain et la métaphore prend encore plus de sens. Cet adorable dragon devient l’emblème d'une foret persécutée et détruite, on ne sait pas bien pourquoi, dans l'espoir d'un profit, d'un prestige ou de quelque chose peu définit.
Si cette histoire est porteuse d'espoir c'est dans les enfants qu'il réside. Ils sont le plus sensibles aux histoires de dragons ; c'est Peter que notre Dragon aime, et la jolie Natalie n'est pas effrayée par lui. Cependant on ne peut s’empêcher de noter qu'alors que ce film n'a aucun lien avec son prédécesseur, le réalisateur décide de l'encrer quand même dans les années 70. Nous laissant avec cet amer constat, sur l'évolution de notre respect de la nature et des animaux.

Ce film n'est pas qu'un film pour enfants. C'est un film a plusieurs niveaux de lecture. Mais un film qui émeut toutes les tranches d'ages. J'ai du pleurer pendant une heure, sur 1h45 de film. Comme tous les gens autour de moi dans la salle de cinéma. Sous couvert d'une beauté hors du commun et d'un film Disney le discours est dure et violent et un brin désenchanté.

Le festival de Bordeaux a 5 ans [F.I.F.I.B 2016]

Le 13 Octobre 2016 débutera à Bordeaux la nouvelle édition du désormais connu de tous, le Festiva...


Le 13 Octobre 2016 débutera à Bordeaux la nouvelle édition du désormais connu de tous, le Festival International du Film Indépendant de Bordeaux. 

Une manifestation qui souffle sa cinquième bougie.


Et pour cette cinquième fois, le FIFIB voit plus grand, on passe de 2 à 3 catégories en compétitions et de 8 à 10 films par catégorie. On peut compter aussi sur les différentes sections parallèles du festival qui nourrissent une fois de plus l'offre de films proposés, ainsi qu'un éclectisme toujours plus affirmé en porte-étendard. Ce que l'on retrouve dans le film annonce de cette année, réalisé par le lauréat du grand prix 2015 "Mickael Hers" récompensé pour "Ce sentiment de l'été" et avec Luna Picoli Truffaut en égérie, le tout au cœur de notre belle cité qu'est Bordeaux



Hormis une offre plus grande, le FIFIB envahit une fois de plus les locaux de l'Utopia Saint-Siméon pour la projection des films de la compétition, le Rocher Palmer à Cenon pour l'ouverture le 13 Octobre, la magnifique salle 1 du Mega CGR Le Français pour la soirée de clôture le 19 Octobre et enfin la toute récente salle  "multi-tache" de la Librairie Mollat à Bordeaux qui se nomme "La Station Ausone". Maintenant place aux différents films qui seront projetés dans trois semaines.

LA PROGRAMMATION DU FIFIB


Scénario: Édouard Baer, Benoît Graffin / avec Edouard Baer, Sabrina Ouazani, Audrey Tautou, Grégory Gadebois / sortie le 18 Janvier 2017 (Le Pacte)
Luigi a une nuit pour sauver son théâtre. Une nuit pour trouver un singe capable de monter en scène et récupérer l'estime de son metteur en scène japonais; une nuit pour regagner la confiance de son équipe et le respect de sa meilleure amie qui est aussi sa plus proche collaboratrice; et pour démontrer à la jeune stagiaire de sciences-po, tellement pétrie de certitudes, qu'il existe aussi d'autres façons dans la vie d'appréhender les obstacles. Leurs pérégrinations dans un Paris nocturne où le rire n'est jamais loin de l'émotion transformeront vite cette nuit en un parcours initiatique. 

Présenté ce matin, le film de Edouard Baer semble etre quelque chose d'assez spécial et d'un peu fou, qui va certainement lancé le Festival sur un chemin plein d'humour.

Une compétition aussi intrigante ne peut qu'attiser la curiosité. Certaine choses ne m'ont pas parlé pendant la présentation, mais d'autres comme le "Grave" de Julia Ducournau, "Nelly" de Anne Emond ou Fear Itself de Charlie Lyne m'ont le plus plu. Mais celle qui m’excite le plus c'est la compétition contrebandes avec son lot de film indépendant aussi original que radical.

COMPÉTITION INTERNATIONALE DE LONGS MÉTRAGES

HEDI - Mohammed Ben Attia (Tunisie • Belgique • France • Qatar • Émirats Arabes Unis - 2016 - 88 min). FEAR ITSELF - Charlie Lyne
(Grande Bretagne - 2016 - 87 min). ANIMAL POLíTICO - Tião / Première Française (Brésil - 2016 - 75 min). HAIR - Mahmoud Ghaffari / Première Française(Iran - 2016 - 76 min).LETTRES DE LA GUERRE - Ivo M. Ferreira(Portugal - 2015 - 105 min). BONHEUR ACADÉMIE - Alain Della Negra, Kaori Kinoshita / Première Mondiale. NELLY - Anne Émond / Première Française(Canada - 2016 - 101 min). SATAN SAID DANCE - Kasia Roslaniec / Première Mondiale. GRAVE - Julia Ducournau
(France • Belgique - 2015 - 98 min). PORTO - Gabe Klinger / Première Française (Portugal • France • USA - 2016 - 75 min)

COMPÉTITION FRANÇAISE DE COURTS MÉTRAGES

CHASSE ROYALE - Lise Akoka, Romane Gueret(France - 2016 - 28 min). CAMPO DE VIBORAS - Cristèle Alves Meira (France • Portugal - 2016 - 20 min). JE SUIS GONG - Laurie Lassalle / Première Mondiale
(France - 2016 - 20 min). QUE VIVE L’EMPEREUR - Aude Léa Rapin
(France - 2016 - 26 min). DECORADO - Alberto Vázquez (France • Espagne - 2016 - 12 min). APPELS TÉLÉPHONIQUES - Francisco Rodriguez
(France • Chili - 2015 - 10min). PERIPHERIA - David Coquard Dassault
(France - 2015 - 12 min). THE HUNCHBACK - Gabriel Abrantes et Ben Rivers(France • Portugal - 2016 - 32 min). NOYADE INTERDITE - Mélanie Laleu(France - 2016 - 17 min) NOTRE HÉRITAGE - Jonathan Vinel en collaboration avec Caroline Poggi(France - 2016 - 24 min)

COMPÉTITION CONTREBANDES

PETIT COSMOS - Selim Bentounes / Première mondiale (France - 2016 - 32 min). THE FOX IS NOT A COWARD - Ephrem Koering (France - 2015 - 35 min) / Première mondiale. RÉPONSES AU BROUILLARD - François Hébert, Olivier Strauss(France - 2016 - 40min) / Première mondiale. THE OPEN - Marc Lahore (France • Belgique • Grande Bretagne - 2016 - 103 min). HEIS (Chroniques) - Anaïs Volpé(France • Chine • USA - 2016 - 92 min) / Première française. UFE (unfilmevenement) - César Vayssié (France - 2016 - 153 min). NATURELLEMENT - Lucie Clayssen (France - 2016 - 22 min). KUWAIT - Pierre Feytis(France - 2016 - 15 min) / Première mondiale. OVERLANDERS - Nelson Bourrec Carter(France - 2016 - 30 min) / Première mondiale.


CARTE BLANCHE [OLIVIER ASSAYAS]: Parrain du festival, il revient pour les cinq ans avec une carte blanche sur le thème du "mouvement punk" et sans être offensant, j'ai du mal à associer Punk et Assayas, ceci dit qui ne tente rien n'a rien. 

VIDEODROME - David Cronenberg 
SCORPIO RISING - Kenneth Anger 
THE BLANK GENERATION - Amos Poe, Ivan Kral 
CONTACT - Alan Clarke 
RUDE BOY - Jack Hazan, David Mingay 

FOCUS JEUNE [CINÉMA ALGÉRIEN] Un oeil ouvert vers le cinéma contemporain algérien avec une sélection de 6 moyens et long métrages

ALGER, APRÈS - Feriel Benzouaoui 
KINDIL - Damien Ounouri 
MONTRÉAL LA BLANCHE - Bachir Bensaddek 
LE JARDIN D’ESSAI - Dania Reymond 
SAMIR DANS LA POUSSIÈRE - Mohamed Ouzine 
DANS MA TÊTE UN ROND POINT - Hassen Fehrani 

DENIS CÔTÉ + ARNAUD DES PALLIÈRES Deux cinéastes, une sélection de film et une masterclass au final ...

Sept avant-premières: PERSONAL SHOPPER - Olivier Assayas(France - 2016 - 105 min). LA MORT DE LOUIS XIV - Albert Serra (France • Portugal • Espagne - 2016 - 116 min). LE VOYAGE AU GROENLAND - Sébastien Betbeder(France - 2016 - 98 min). LA JEUNE FILLE SANS MAINS - Sébastien Laudenbach(France - 2016 - 73 min ). COMPTE TES BLESSURES - Morgan Simon(France - 2016 - 90 min). LES DERNIERS PARISIENS - Hamé, Ékoué(France - 2016 - 106 min) / Première mondiale. DANS LA FORÊT - Gilles Marchand (France • Suède - 2016 - 103 min) / Première française.


Bientôt !


Scénario : Christelle Berthevas, Arnaud des Pallières / avec Adèle Haenel, Adèle Exarchopoulos, Gemma Arterton,
Solène Rigot, Sergio Lopez et Nicolas Duvauchel / sorie le 5 avril 2017 (Le Pacte)

Quatre moments de la vie de quatre personnages féminins. Une petite fille de la campagne, prise dans une tragique partie de cache-cache. Une adolescente ballotée de fugue en fugue, d'homme en homme, puisque tout vaut mieux que le triste foyer familial. Une jeune fille qui monte à Paris et frôle la catastrophe. La femme accomplie enfin, qui se croyait à l'abri de son passé. Peu à peu, ces figures forment une seule et même héroïne. 

Un casting de choc pour un film qui m'interroge !.

Gods of Egypt

Dans une époque ancestrale, durant laquelle les Dieux vivaient parmi les hommes, la paix règne en...


Dans une époque ancestrale, durant laquelle les Dieux vivaient parmi les hommes, la paix règne en l’Egypte. Mais Seth, Dieu du désert, qui convoite le pouvoir, assassine le roi et condamne Horus à l’exil, plongeant le royaume d’Egypte dans le chaos. C’est l’intervention d’un jeune voleur, Bek, qui va sortir Horus de sa prison. Ensemble, ils se lancent dans une aventure épique qui va donner lieu à une guerre sans précédent. Jusqu’aux frontières de l’au-delà, monstres et armées des dieux se déchaînent dans une lutte dévastatrice…

Gods of Egypt – 6 Avril 2016 – Réalisé par Alex Proyas

Lors de ma critique en mars de « I-Robot », le dernier film de Alex Proyas sortait à peine et il ne marchait absolument pas. Près de six mois se sont écoulés et « Gods of Egypt » fait partie des plus gros flops de l'année 2016. Un film que la critique n'a pas épargné et qui n'a pas manqué de qualificatif pour décrire le spectacle qui leur était offert. Depuis peu remplacé par « Suicide Squad » dans le cœur des critiques friands des petites phrases et des jeux de mots vaseux, le dernier film d'Alex Proyas méritait que je me penche dessus, si et seulement si mes yeux se remettent de sa vision…

En Égypte, la paix règne et la succession de Osiris par son fils Horus est en bonne voie. Ce que le concerné ne semble pas réaliser, lui qui agit plus en humain qu'en dieux et futur héritier du royaume. Une attitude nonchalante qui va se retourner contre lui. Alors que tous les dieux sont présents au couronnement de Horus, seul manque le frère d'Osiris, le belliqueux Seth. Une absence vite comblée par son arrivée théâtrale, pleine d'arrogance et de rancune. A peine la discussion engagé, il tue Osiris et se bat avec Horus qu'il balaye aisément. Seth en position de force arrache les yeux de Horus et le condamne à un exil forcé. L’Égypte privée de son protecteur, voit sa population réduit en esclavage et les derniers dieux qui résistent à Seth sont détruits sans aucune sommation. Mais un homme à l'amour indéfectible, un jeune voleur du nom de Bek va bousculer l'ordre des choses pour sauver celle qui l'aime, quitte à se mettre en danger et à demander de l'aide à un dieu en exil.

"Les sirènes du port d'Alexandrie, chantent encore la meme mélodie"
Sur l'échelle des choses gênantes que l'on peut faire dans une vie, ce film se place à égalité avec l'enterrement de vie de garçon qui tournerait au « Very Bad Trip » ! Dément, incontrôlable et furieusement déglingué, vous vous demandez encore comment cela a pu arriver, ce qu'Alex Proyas a dû oublier au moment de livrer le résultat final tant il semble échapper a toute logique.

« Gods of Egypt » est le fruit d'un amour contrarié pour son auteur ! Car si nous avons dû attendre près de sept ans avant de le voir, c'est parce qu'il avait un autre projet qui le tenait à cœur, l'adaptation du poème de John Milton « Paradise Lost ». L'histoire d'un affrontement entre Lucifer et l'Archange Michael, cela s'annonçait dantesque et c'était à ça de se tourner, mais faute d'un accord sur le budget trop onéreux pour Legendary, le film fut tout bonnement annulé en février 2012. Et c'est ainsi que quelques mois plus tard, il débarqua sur « Gods of Egypt » avec pas mal d'idées et de concepts qu'il avait développait pour son adaptation de Milton.

Une idée que je peux comprendre et que vous pouvez vérifier en regardant sur internet les divers concepts-arts associés au projet « Paradise Lost ». Hélas c'est le point de départ à mon sens de tout ce qui ne va pas dans le film, car ce qui pouvait et devait certainement marchait dans un film prévu en performance capture, ici tout sonne faux ! Car que cela soit les transformations des dieux, les décors ou les effets de destructions, rien ne semble s'intégrer correctement à l'écran, si bien que tout est désincarné. Un manque d’âme que l'on sent aussi dans la réalisation des différents moments de bravoure; la séquence des serpents sort presque du « Choc des Titans » et l'incarnation d'Apophis est un lointain cousin de Galactus du film « Les Quatre Fantastiques et le surfeur d'Argent ». Mais à cela il faut aussi ajouter les petits trucs qui différencient les dieux des humains (le sang d'or ou la plus grande taille). Ce sont des idées qui en substances sont bonnes, mais qui ne servent en fait à rien, car cela ne fait que surligner déjà ce que l'on sait.

"Le tournage de 300: la résurrection de Léonidas a commencé"
Le scénario quant à lui n'est pas pour moi le point noir du film, même s'il est assez brouillon ! Ecrit par Matt Sazama et Burk Sharpless, il s'inspire de mythe d'Osiris qui conte sa mort, tué par son frère Seth. Les bases du récit concernant les dieux sont globalement respectueuses (Ce n'est pas parfait, je le sais) du mythe, ce qui est un des rares bons point du film. Mais à coté de ça, on trouve aussi l'histoire de Bek, un voleur, intelligent, intrépide et au courage sans aucune limite. Son objectif est de rallier Horus à sa cause pour ressusciter Zaya. Une alliance de circonstance qui transforme le récit en un improbable buddy movie. Cependant, même si cela donne du rythme et de l'énergie, ce n'est qu'un sidekick rigolo qui sert de tremplin pour Horus et qui ne vit que pour lui ! Tout le contraire d'un buddy movie classique, ou chaque personnage nourrit l'autre, ici ce n'est qu'un échange a sens unique qu'Alex Proyas ne rectifie qu'a la fin par une pirouette scénaristique. Symptomatique d'une histoire cousu de film blanc et empreint d'un manichéisme gênant car sans aucune nuance.

Toutefois, je ne peux rester insensible à la prise de risque d'Alex Proyas sur ce film ! L'univers qu'il met en place est par ailleurs très intéressant, même si c'est une vision très blanche, il a le mérite de dépoussiérer la mythologie égyptienne en offrant quelque chose d'inédit. La terre n'est pas ronde, mais plate, le monde des humains fait face au monde souterrain dans un équilibre précaire que « Ra » le dieu soleil maintient ! Les humains lors de leurs morts ne voient plus leurs actes jugés, mais la capacité qu'ils ont à pouvoir payer leurs passages dans l'au-delà, tout ça sous la surveillance du dieu Anubis. Les dieux peuvent devenir l'animal qui les représente et cet anthropomorphisme change du simple masque ou de l'armure qu'ils auraient pus porter ! Une myriade d'idées neuves que l'on aurait aimé voir mieux maîtrisé et réalisé.

"Les Chevaliers du Zodiaque, s'en vont toujours à l'attaque, en chantant une chanson bien haut, C'est la chanson des héros"
Et malgré le joyeux bordel qu'est « Gods of Egypt », le réalisateur prend le temps de nous parler du combat sans fin entre le bien et le mal, de cet équilibre précaire qui empêche le monde de sombrer dans le chaos, symbolisé par la lutte Ra/Apophis. Mais il ne s’arrête pas là et tacle par la même occasion le monde capitaliste dans lequel nous vivons, ou les peuples de la terre sont soumis au diktat de l'argent-roi qui achète tout, même le droit de passer dans l'au-delà. Des réflexions pertinentes que l'on aperçoit peu, cacher par l'indigence d'un scénario sans aucun relief … 

Le casting du film quant à lui est tout simplement apocalyptique ! Sur le papier, cela pouvait passer, mais en pratique c'est assez honteux, car je pense qu'Alex Proyas n'en avait strictement plus rien à foutre de son film. Que les seconds rôles soit moins soignés, je peux le comprendre et occulter le ridicule de Chadwick Boseman dans le rôle de Thot qui semble aussi concerner que la laitue qu'il ausculte; l'indigence du personnage de Hathor qui n'est réduit qu'a la plastique d'Elodie Yung; l'immense Geoffrey Rush qui est condamné à surjouer son personnage de Ra ou encore Courtney Eaton dans le rôle de Zaya qui est aussi intéressante que le personnage d'Hathor. Ils jouent mal pour des personnages très mal écrits, mais les interprètes de Bek (Brenton Thwaites), Horus (Nikolaj Coster-Waldau) ou de Seth font pire qu'eux ! La palme d'or de la pire interprétation revenant à Gerard « Léonidas » Butler qui pousse à son paroxysme le curseur du mauvais goût et l'outrance. 

Je déconseille cela fortement, malgré des idées et une certaine générosité.



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