Blancanieves

by - avril 27, 2013


Après The Artist, je m'étais promis de découvrir d'autres films muet mais ce fut peine perdue. Pourtant cette année m'a fait croisé le chemin de « Blancanieves » écrit et réalisé par Pablo Berger, il raconte d'une façon assez inattendue et revisite de façon originale le conte Blanche-Neige, le tout en noir et blanc et en silence.


Tout commence dans le silence d'une chapelle, Antonio Villalta, toréador, s’apprête a rentrer dans l'arène pour faire face a plusieurs taureaux. L'instant est solennelle, cérémonieux, chaque geste est précis, transformant a chaque seconde Antonio en Toréador de talent. Hélas tout ce qui avait bien commencés, s'achève avec perte et fracas, alors qu'il allait mettre a mort un Taureau, celui-ci est distrait et il charge Antonio. Bousculé, trimbalé, martelé, Antonio est a deux doigts de mourir devant les yeux de sa femme enceinte qui elle accouche prématurément d'une petite Carmen …. Mais Antonio convalescent, sa mère morte, elle est confié a ces grands parents. Alors qu'Antonio essai de revivre dans les bras d'une profiteuse, la petite Carmen se construit mais rien ne se passera comme prévus ...


J'aime ce genre de film qui vas plus loin que ce qu'on lui demande, qui n'hésite pas a se livrer, a laissez parler ses émotions et l'histoire de Pablo Berger n'y est pas étranger. Ce scénario qui revisite Blanche-Neige s'adapte a l'Espagne des années 20, ou l'opulence, l'envie et l'arrogance règne dans les coulisses de la tauromachie, alors que dans l'arène trône le toréador, trésor de toutes les convoitises.
C'est accaparés par une infirmière envieuse, narcissique et qui n'hésite pas un seul a instant a tuer, maltraiter, humilier, son entourage. Pablo Berger n'hésite pas a nous surprendre entre divers moments de tensions, d’émerveillement et de cruauté qui est d'ailleurs la plus basse, la plus malsaine mais il nous rattrape au détours d'un gags, d'un air rythmé ou par le sourire ravageur des deux interprètes de Carmen.


Munis de peu d'interstices, le film de Pablo Berger ne parle qu'avec l'image, toujours juste, sans surplus et filmer en format Super 16 pour garder ce grain dans l'image. Ce qui évite cet impression de voir un film récent, sans faire non plus « film d'époque », Blancanieves resplendit de ce charme si ibérique que Pablo Berger met bien en valeur, notamment chaque scènes de Tauromachie et plus particulièrement le début et la fin du film ou tout explose de générosité. Pour compléter The Artist avais Bource, ce film la possède quand a lui la belle composition de Alfonso de Villalonga qui remplace avec brio les paroles et rend chaque moment vraiment intéressant.

Un bon film n'est rien sans un bon méchant et grâce a dieux on a une belle-mère interprété par Maribel Verdu divinement diabolique, mesquine, arrogante, manipulatrice qui connaîtra une fin amplement mérité ; Carmen ou Blancanieves est joué quand elle est enfant par l'adorable Sofia Oria, intelligente et futé qui passe le relais a Macarena Garcia que l'on voit s'épanouir au fil du film, un joli brin d'innocence qui éclatera dans l'arène ; sans oublier Angela Molina, une grand-mère formidable ; Daniel Giménez Cacho qui respire la puissance, la force et de même quand il est en fauteuil ou encore Pere Ponce et Josep Maria Pou ….

C'est le deuxième films muet que je vois et je suis conquis !!! Ce film a la technique irréprochable est aussi modeste, humble et plein de sincérité qui ne cesse de surprendre a chaque minutes que le film avance ...



BLANCANIEVES
Réalisé par Pablo Berger
Sortie en salle le 23 Janvier 2013

Synopsis :

Sud de l’Espagne, dans les années 20. Carmen est une belle jeune fille dont l’enfance a été hantée par une belle-mère acariâtre. Fuyant un passé dont elle n’a plus mémoire, Carmen va faire une rencontre insolite : une troupe ambulante de nains toreros qui va l’adopter et lui donner le surnom de "Blancanieves". C’est le début d’une aventure qui va conduire Carmen/Blancanieves vers elle-même, vers son passé, et surtout vers un destin à nul autre semblable…

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10 commentaires

  1. Pourquoi pas, cela à l'air assez originale comme approche.
    Par contre, ce n'est pas Alexandre Desplat qui était responsable de la musique sur The Artist mais Ludovic Bource.

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    1. Je te le recommande fortement !!!

      Je rectifie mon erreur impardonnable :(

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    2. J'ai effectivement beaucoup de mal à te pardonner de cette monumentale erreur ;)

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  2. ça ne pourra pas être pire que les deux bouses se prenant pour des adaptations de Blanche Neige.

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    1. C'est meme un chef d'oeuvre a coté de ceux que tu cites

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    2. Ce qui n'est pas dur une nouvelle fois. Reste que je connais peu le cinéma espagnol dans son ensemble.

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    3. C'est un cinéma a découvrir, leurs productions récentes sont assez sympathique voir très très bonne

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  3. Un beau film mais je trouve que souvent la musique n'est pas adéquate, et certaines scènes sont râtées comme celle où la grand-mère meurt, elle surjoue au point que ça en est grotesque... 2/4

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    1. Je ne trouve pas me concernant, notamment les musiques que je trouvent splendide, mais cet ton avis et je respecte cela

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